3e session d’Assises du Gard, 2e affaire, le 06 juillet
5 mois après la mort de sa belle-fille, Auguste FAGES fait face à ses juges pour empoisonnement. C’est sa tête qui est en jeu lors de ce procès. FAGES est défendu par maître BESSIERE, bâtonnier de Nîmes, commis d’office. 18 témoins sont appelés à la barre. Une 19ème, Madame BOURGADE née ROUSSET n’a pu être présente faute d’avoir été touchée par la convocation.
FAGES, 65 ans, est décrit dans les comptes-rendus d’audience comme un « paysan farouche, têtu comme le sol de ses montagnes est dur, le crâne bombé, les yeux caves, les joues creuses et la moustache tombante. » Malgré les preuves, les témoignages, le mobile, il nie, encore et toujours.
Parmi les témoins, vient à comparaître Zulma CARRIERE. Mère de la défunte, épouse du meurtrier. L’instant est douloureux, les mots ne sortent pas, l’émotion trop grande.
A la fin des débats, le procureur rappelant les états de service de la défunte, réclame la mort pour son assassin.
Maître BESSIERE, plaide, pour sa part, une insuffisance de preuve, insiste sur le fait que son client n’a jamais eu d’antécédents judiciaires et enfin que son âge ait pu jouer dans un moment de faiblesse.
Après un bref délibéré, les jurés accordent des circonstances atténuantes à FAGES. La plaidoirie de l’avocat a sauvé la tête de son client. En raison de son âge, alors qu’il aurait dû être condamné aux travaux forcés pour son crime, l’accusé est condamné à la réclusion à perpétuité.